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vendredi 12 septembre 2008

Sony Alpha 900 : Le reflex numérique à 24,6 millions de pixels.

Depuis le rachat de Minolta par Sony, les spécialistes attendaient avec impatience l’arrivée d’un vrai reflex de haut de gamme novateur dans la gamme du constructeur japonais. C’est désormais chose faite avec le nouvel Alpha 900, conçu pour se frotter directement à la concurrence du Nikon D700, et du Canon EOS 5D (en attendant son remplaçant). Ce boîtier au physique très pro utilise pour la première fois le nouveau capteur Sony CMOS Exmor plein format qui annonce fièrement 24,6 millions de pixels effectifs : un record ! Si la performance technique remarquable et le piqué qu’elle promet méritent d’être salués à sa juste valeur, on peut s’interroger sur la pertinence de cette démarche sur le terrain au vu des critiques formulées par certains professionnels à l’encontre du Canon EOS 1D Mark III et de ses 21 millions de pixels. Il ne s’agit pas tant de sa sensibilité en basse lumière (puisque ce dernier se débrouille très correctement dans ce domaine malgré la petite taille de ses photosites) que de problèmes liés à la diffraction de l’optique qui devient visible à faible ouverture.

Mais n’anticipons pas ! Car le Sony Alpha 900 bénéficie de toute façon d’une fiche technique particulièrement alléchante sur le papier. Cette nouvelle génération de capteur CMOS utilise la technologie Exmor qui assure d’une part la conversion des informations analogiques (la lumière) en numérique et d’autre part, d’une élimination du bruit numérique en deux phases, permettant de réduire ce dernier et de profiter au mieux des qualités de piqué des optiques Carl Zeiss de la gamme.

D’autant plus que le nouveau boîtier Sony inaugure aussi un double processeur Dual BIONZ encore plus puissant et doté d’algorithmes de réduction de bruit performants à 5 images/s, d’un viseur 100% ainsi que d’un stabilisateur d’image SteadyShot intégré qui permettrait de réduire la vitesse d’obturation de 4 paliers (ou de gagner 4 diaphs !) : une bonne nouvelle pour les amateurs de concerts. En matière d’ergonomie aussi, le Sony promet beaucoup en embarquant un bel écran LCD Xtra fine de 3 pouces et de 921 000 pixels (comme sur un Nikon D300), d’un autofocus à 10 points que l’on nous annonce très performant et peut être équipé d'un grippe vertical qui rallonge son autonomie.

Le châssis de l’Alpha 900 est en aluminium renforcé, alors que le boîtier proprement dit est en alliage de magnésium et profite de joints d’étanchéité en silicone. Sans flash ni objectif, le Sony pèse 850 grammes, ce qui confirme sa finition « Expert ».

Un look très "pro" avec sa poignée ergonomique optionnelle


Reste à savoir si ce boîtier, qui peut compter non seulement sur la très belle gamme d’optique Carlz Zeiss, mais aussi sur les anciens objectifs Minolta à monture G, saura imposer sa résolution exceptionnelle face au tout nouveau D700, puisqu’ils sont proposés au même prix : 2800 euros.

Nous allons vérifier ça pour vous dès que possible.

samedi 30 août 2008

Nikon VS Canon: la lutte sans merci continue

Nouveaux Canon EOS 50D et Nikon D90: les deux leaders de la photo numérique fourbissent leurs armes avant la Fotokina


Cette fois-ci, les choses paraissent claires chez les deux leaders japonais du reflex numérique : les boîtiers d’entrée de gamme et expert devraient rester fidèles aux capteurs dits APS-C, qui permettent d’obtenir un excellent compromis entre encombrement, poids et qualité d’image, alors que les professionnels se voient proposer des boîtiers dotés de capteurs plein format, équivalant 24 x 36, pour profiter d’une meilleure sensibilité dans les basses lumières et d’un piqué d’image exceptionnel.

Si Canon est longtemps resté en tête des ventes grâce à une gamme de reflex bien positionnée dans tous les secteurs, Nikon a fait plus que réagir ces derniers mois à travers le D300, un reflex doté d’un capteur APS-C de haut de gamme qui se place à la frontière entre les gammes pro et grand public, et le fameux nouveau D700, qui propose un capteur plein format et la quasi-totalité des avantages du D3 à moitié prix. En attendant l’arrivée probable d’un 5D Mark II à la Fotokina pour concurrencer le D700, Canon se devait de réagir pour résister au D300 dont les ventes s’envolent sur le marché français comme à l’étranger.



Voici donc venu le temps du Canon EOS 50 D. Ce nouveau boîtier propose un capteur APS-C comptant 15,1 mégapixels, soit 50% de pixels en plus que le 40D, le tout pour un prix conseillé de 1499 euros. Ce capteur haute définition est accompagné d’un nouveau processeur baptisé Digic IV qui traite les images sur 14 bits tout en offrant _ du moins sur le papier _ une sensibilité impressionnante de 12 800 ISO et une cadence rafale de 6,3 images par seconde sur 90 vues en mode JPEG. Comme sur le Nikon, on retrouve également un mode LiveView, qui permet de se servir de l’écran arrière pour viser et déclencher, sans passer par le viseur. Une fonction finalement peu utile, dès lors que l’on décide d’acheter un reflex, mais qui rassurera sans doute les néophytes… On restera moins impressionné par le système autofocus sur 9 capteurs, tout en saluant sa totale compatibilité avec les accessoires du 40 D, modèle qui reste d’ailleurs au catalogue. Enfin, le 50D est offert en kit avec un EF-S 17-85 IS USM à 1799 euros et à 2099 euros avec le nouveau et très performant EF-S 18-200 IS, qui présente sans doute le meilleur choix pour un premier équipement.

Sur le papier, le Canon EOS 50D possède donc de nombreux arguments pour convaincre. Seulement voilà, il semblerait que Nikon ait bien préparé sa rentrée, en dévoilant au même moment un nouveau boîtier expert, le D90, qui vient remplacer le vieillissant D80 de fort belle manière pour concurrencer le 40 D et offrir ainsi une alternative convaincante à chaque boîtier de son concurrent.




Le Nikon D90 reprend le même design que son prédécesseur, mais remet les pendules à l’heure en matière de résolution avec un capteur APS-C comptant 12,3 mégapixels, directement issu de son grand frère D300 (vous suivez toujours ?!) pour un tarif de 949 euros boîtier nu. Mais la grande nouveauté vient surtout de sa capacité à réaliser de la vidéo, une première pour un reflex, avec son mode LiveView qui, combiné à un prisme spécifique qui peut rester en position haute pour filmer en 1280 x 720 pixels en profitant du petit micro intégré. Évidemment, il ne s’agit pas du seul argument de ce nouveau boîtier, mais gageons que cette fonction amusante donnera peut-être envie à certains photographes amateurs de passer à un boîtier reflex plutôt que de se contenter d’un « vulgaire » bridge… d’autant que l’on pourra profiter des belles optiques grand-angle interchangeables qui caractérisent le système reflex pour capturer des films dans les meilleures conditions.
Pour le reste, le D90 fait évidemment mieux que le D80 qu’il remplace, et ce dans tous les domaines. Avec notamment une cadence « moteur » poussée à 4,5 images par seconde, un autofocus sur 11 points Multi-CAM 1000, la dernière version du processeur Expeed, qui offre une sensibilité de 6 400 ISO comme sur le grand frère D300, le D-Lightning actif, qui offre une correction automatique et efficace des sous-expositions et surexpositions en JPEG, mais aussi, ce qui est plus original, un mode de correction de la distorsion des objectifs de la marque, qui facilitera la vie au jour le jour.



Parallèlement à la sortie du D90, Nikon annonce l’arrivée d’un nouveau zoom trans-standard stabilisé, dédié aux capteurs DX (c'est-à-dire APS-C) baptisé Nikkor AF-S DX VR ED 18-105 mm (ouf !) dont la plage de focale est équivalente à un zoom 24 x 36, 27-157 mm, et qui offre une ouverture maximale comprise entre f 3,5 et f 5,6, le tout pour seulement 299 euros. Offert en Kit avec le D90 à moins de 1300 euros, ce zoom permet à Nikon de se maintenir au meilleur niveau dans la bataille sans merci que se livrent les deux spécialistes du reflex numérique… pour le plus grand bénéfice du consommateur !


jeudi 31 juillet 2008

Nouvelle gamme de compacts Panasonic: pixels et grand-angle à tous les étages

Panasonic s’apprête à lancer sur le marché une nouvelle gamme d’appareils photo numériques qui profitera pleinement de son association avec Leica, le spécialiste allemand des optiques de très haut de gamme, bien connu des amateurs avertis et des professionnels.
Outre l’augmentation de la résolution des capteurs, ces nouveaux appareils se caractérisent surtout par l’apparition d’optiques zoom offrant une vraie position grand angle, traditionnel point faible des compacts, ainsi qu’une ouverture importante facilitant la prise de vue en faible lumière.

- Le Panasonic DMC-FX37 est le successeur de l’adorable FX35 dont il reprend les contours et la taille, associé à un nouveau zoom optique Leica 25-125 mm stabilisé ouvrant à f/2,8 à 25 mm. Avec une résolution de 10,1 mégapixels, un autofocus dynamique amélioré et la possibilité de filmer au format 1280 x 720 pixels (à 30 images par secondes), il devrait rapidement devenir le chouchou de tous ceux qui cherchent un ultra-compact performant à glisser dans la poche en toute occasion. Le DMC-FX37 sera disponible en septembre, en finitions noire, chocolat ou blanche, au prix de 299 euros.


- Le Panasonic DMC-FX150 est un compact aux formes élégantes, destinés aux amateurs experts. Il offre une résolution de 14,7 millions de pixels associé à un zoom optique stabilisé Leica 28-100 mm doté d’une ouverture intéressante de f/2,8 à 28 mm. Outre le mode optimisé « tout automatique », le FX150 dispose également d’un mode manuel qui permettra à chacun d’effectuer ses propres réglages, et aussi d’un mode bracketing sur l’exposition et les couleurs. Ce dernier mode enregistre simultanément une version couleur, monochrome et sépia de la même image. L’ensemble de ces fonctions est géré par un nouveau processeur d’image baptisé Venus Engine IV, doté d’un réducteur de bruit que le constructeur annonce très performant, y compris à des sensibilités ISO allant jusqu’à 6400 ISO. Le DMC-FX150 profite enfin d’un mode vidéo HD qui permet d’enregistrer des films au format 1280 x 720 pixels à 20 images par seconde ainsi qu’en VGA (640 x 480) et WVGA (848 x 480) à 30 images par seconde. Un ensemble de caractéristiques qui met l’eau à la bouche ! Le DMC-FX150 sera disponible courant septembre au prix de 399 euros. Un tarif élevé mais logique, compte tenu de cette fiche technique « expert ».

- On retrouve le même processeur d’image et les mêmes possibilités de traitement d’image sur le nouveau bridge Lumix DMC-FZ28, doté pour sa part d’un capteur 10,1 millions de pixels associé à un zoom optique 18 fois ! Il s’agit d’un objectif Leica DC Vario-Elmarit 27-486 mm (en équivalent 24 x 36) d’ouverture f/2,8 - 4,4, stabilisé, qui offre une belle flexibilité dans un boîtier encore relativement compact. Ce dernier devrait être proposé en septembre à 429 euros.


- Enfin, avec le DMC-LX3, Panasonic a pensé aux amateurs de reflex, mais qui cherchent un appareil photo compact haut de gamme aux caractéristiques proches de ces derniers. Il est équipé d’un « grand » capteur CCD 1/1.63 pouces de 10,1 mégapixels, conçu pour offrir d’excellentes performances en basse lumière, ainsi qu’une qualité d’image élevée. Les pixels de ce capteur sont environ 45% plus grands que ceux que l’on trouve sur les appareils compacts traditionnels, ce qui permet d’augmenter la sensibilité de 19% et la saturation de 15% par rapport à un Lumix DMC-FX35.
Mais la nouveauté réjouissante vient surtout de l’arrivée d’un nouveau zoom stabilisé 24-60 mm (en équivalent 35 mm) : le Leica DC Vario-Summicron, qui affiche une ouverture de f/2 à 24 mm ! Voilà qui devrait réjouir celles et ceux qui aiment jouer avec la profondeur de champ et prendre des photos de concert à la volée dans la pénombre. D’autant que LX3 profite du processeur Venus Engine IV pour enregistrer des images en pleine résolution à 3200 ISO, et même à 6400 ISO en utilisant le mode haute sensibilité. Selon nos sources, il déclencherait en 0,005 seconde !
Comme un bonheur n’arrive jamais seul, le LX3 peut enregistrer les fichiers en RAW afin de faciliter le post-traitement des images au sein d’un logiciel expert.
En matière d’utilisation, Panasonic dote ce bel objet au physique très « pro » d’un écran LCD 3 pouces de 460 000 pixels qui adapte son rétro-éclairage en fonction de la luminosité ambiante. Comme ses petits frères, son mode vidéo permet de capturer des petits films en format 1280 x 720 pixels, en WVGA et en VGA avec une fluidité de 20 images / seconde.

En option, le LX3 pourra bénéficier d’une lentille de conversion optionnelle de 18 mm, de filtres gris neutre et polarisant, d’un viseur optique externe en aluminium et d’un flash compact et puissant.
Le DMX-LX3 sera proposé à son lancement (en Septembre également) au prix de 499 euros. Nous ne manquerons pas de vérifier sur le terrain les avantages de cette fiche technique particulièrement alléchante !

vendredi 11 avril 2008

Oracle Audio revient en France


Le lecteur Oracle CD 2500 évolue en version MkII. J'espère pouvoir vous faire bientôt partager mes impressions d'écoute sur ce superbe objet !


Fans d'Oracle Audio, réjouissez vous ! Le constructeur canadien, qui fabrique notamment quelques unes des plus belles machines à lire les CD de la planète, vient de confier la distribution de sa gamme à l'importateur français Audio Focus et nous devrions la voir revenir bientôt dans les auditoriums.

Oracle s’est notamment fait connaître par la conception des châssis et suspensions de ses mécaniques de lecture CD, qui associent 12 matériaux dont le vinyle, le Delrin et l'Urethane pour absorber et éliminer les vibrations susceptibles de gêner la rotation du disque à l'intérieur du Drive. Oracle peut également compter sur un parternariat étroit avec Philips, qui adapte depuis plus de 20 ans ses bases mécaniques pour répondre aux besoins spécifiques des ingénieurs de la marque.
On retiendra aussi la beauté plastique de ces objets hors du commun, qui mélangent avec raffinement la transparence et l'aluminium pour proposer un look futuriste qui ne manquera pas d'interpeller les amateurs de beaux objets.
Le constructeur en profite pour annoncer l’arrivée en France des versions MKII de ses lecteurs intégrés CD 1500 et 2500 et de ses drives CD 1000 et CD 2000. Je ne manquerai pas la moindre occasion de les découvrir pour vous !

Vers le site d'Oracle Audio

Vers le site d'Audio Focus

lundi 31 mars 2008

Pioneer et le plasma, une histoire qui continue !

Sur cette photo inédite, on aperçoit la neuvième génération de plasma Pioneer, en compagnie de l'amplificateur intégré multicanal "Susano". Le PDP-LX5090 promet un rapport de contraste de 100.000:1 et une taille de guêpe. De quoi rassurer les aficionados des écrans plats de la marque japonaise !

Je lis un peu partout sur le Net et dans certains magasines que Pioneer s'apprêterait à arrêter le plasma pour se concentrer sur la technologie LCD. Une bien triste nouvelle pour les amateurs, dont je fais partie, des écans plasma dont Pioneer est l’incontestable spécialiste haut de gamme. Heureusement pour nous, il s’agit de la part de ces internautes et de ces journalistes, d’un mal entendu regrettable... ou du besoin viscérale de faire un scoop !

La qualité d’un écran plasma dépend à la fois de la qualité intrinsèque de la dalle mais aussi de l'adressage des pixels et du traitement d’image qui lui est appliqué. Mais pour un constructeur de moyenne dimension tel que Pioneer, qui se concentre avant tout sur la qualité, le volume de dalle vendu ne suffit plus à rentabiliser les investissements consentis dans l’outil industriel nécessaire à les fabriquer. Conscient de ses spécificités, Pioneer a donc décidé d’arrêter la fabrication de la dalle en elle-même pour se fournir chez d’autres constructeurs dont les volumes de fabrication sont désormais plus en phase avec le modèle économique recherché.

Cela ne veut pas dire pour autant que Pioneer va arrêter le plasma ! Cela veut dire que la marque fournira un cahier des charges précis au fournisseur de la dalle pour se concentrer sur les éléments qui sont susceptibles de faire la différence avec les écrans de la concurrence. Il s’agit d'abord du filtre placé devant la dalle, responsable de la qualité des couleurs (l'une des grandes forces des plasmas Pioneer), de l’adressage des cellules, qui permet d’obtenir un meilleur contraste, et de l’électronique de traitement de l’image proprement dit, domaines dans lesquels le constructeur possède une expertise inégalée.
Pour les plus inquiets, il reste encore à découvrir une dernière génération d’écrans plasma entièrement fabriquée par Pioneer, puisque le lancement de la neuvième génération de téléviseurs Kuro est prévu pour la fin de l’été 2008, l’arrêt de production des dalles ne prenant effet que courant 2009.

En marge de cette nouveauté, Pioneer a décidé de s’associer activement avec Sharp, l’un des grands spécialistes du LCD, pour développer une gamme de téléviseurs LCD dotée du traitement d’image Pioneer, afin de proposer une plus large gamme d’écrans, notamment dans les petites tailles, tout en offrant une qualité d’image conforme à sa réputation.
Comme on peut le voir, l’investissement de Pioneer sur le marché de l’écran plat n’est pas près de s’arrêter, bien au contraire ! Et l’on murmure même dans certains couloirs que le bureau d’étude du constructeur serrait déjà concentré sur une des technologies qui devraient, à moyen terme, remplacer à la fois les technologies LCD et Plasma…


dimanche 24 février 2008

Pioneer SC-LX90 " Susano" Un nouveau poid lourd de l'Audio Vidéo




Retrouvez ce test et bien d'autres sur EcoutezVoir magazine : www.evmag.f


Il est assez rare que j’ai spontanément envie de tester un amplificateur Audio Vidéo intégré aussi performant soit-il sur le papier. Ce sont souvent de mauvais compromis sur le plan musical et je sais par expérience qu’il est préférable d’avoir une installation stéréo de haut de gamme pour regarder un film qu’un système Home Cinéma mal optimisé par manque de place ou de moyen.
Pourtant, quand un constructeur de l'envergure de Pioneer « pète les plombs » en proposant un appareil sans concession tel que le nouveau SC-LX90 « Susano », la tentation est grande de jeter un œil et deux oreilles sur les derniers délires des ingénieurs.
Et en matière de délire, on peut dire que nos amis japonais n’ont pas fait les choses à moitié avec cette bête imposante dotée de tout ce dont on peut rêver pour faire du multi canal dans les meilleurs conditions !
Equipé des derniers décodeurs Dolby TruHD et DTS-HD Master Audio et d'un scaler vidéo capable d'upscaler la résolution de l'image jusqu'au 1080p, cette bête de course est prête pour le Blu-ray. Ses circuits d'amplification originaux associeraient en outre la technologie numérique ICE Power de Bang & Olufsen aux technologies de la marque pour délivrer 7 x 200 watts ou 10 x 140 watts / 8 ohms. Reste à savoir si cette puissance numérique ferra du Susano un agréable compagnon musical.

Le prix du SC-LX90 n'a pas encore été révélé mais selon des rumeurs insistantes, il devrait se situer largement au dessus de la barre des 5000 euros. C’est dire si ce beau bébé porte en lui la fierté des ses concepteurs. A vérifier à l’écoute, ce que je ne manquerais pas de faire à la première occasion !

Caractéristiques techniques :

Vidéo : 1080p/24, convertisseur numérique avec décodeur 12 bits 3D et encodeur 297 MHz/12 bits, scaler vidéo, QDEO Marvell, HDMI deep Color xv color...

Audio : Nouveaux convertisseurs audiophiles Wolfson 192 kHz/24 bits ( excellent) , nouveau calibrage automatique MCACC

- Double châssis séparés, alimentation isolée, pieds amortissants TAOC...
- Agrément THX ULTRA 2 Plus et certifié MONITOR REFERENCE par les Studios AIR de Londres.

- Ampli 7 x 200 Watts ou 10 x 140 W, sous 8 Ohms
- Ecran d'affichage frontal couleurs, 13 cm de diagonale
- 3 Processeurs de contrôle : 2 x Shark 3ème Génération et 1 Freescale
- Certifié audio/vidéo DLNA et PlayForSure, firmware Update
- Multizones x 3
- 6 x entrées + 2 sorties HDMI 1.3 Deep Color xv color
- 2 x i-Link, USB, Ethernet, iPod
- Audio numériques : 4 in + 1 out optiques, 7 in + 1 out coaxiales
- Vidéo : 4 S-vidéo, 5 YUV assignables... ( la liste est interminable mais tout est là !)


Pioneer annonce une disponibilité courant Avril 2008. Je vous tiens au courant.

mardi 19 février 2008

Acte de décès du HD-DVD

Le CES de Las Vegas a marqué un tournant dans le match que se livrait les deux formats de disque Vidéo Haute Définition : le Blu-ray et le HD-DVD. En annonçant son intention de se concentrer désormais exclusivement sur le standard Blu-ray, Warner Home Vidéo, qui représente 20% des ventes de DVD aux Etats-Unis, portait un rude coup au clan adverse représenté par Toshiba, son créateur. La marque Japonaise tenta bien de nous rassurer par de nombreux communiqués de presse annonçant le déploiement d’une nouvelle stratégie commerciale encore plus agressive, mais c’était bientôt au tour de Wall-Mart, géant américain de la distribution, de porter l’estocade en déclarant son intention de ne miser que sur le Blu-ray.

Finalement, ce matin, Toshiba a décidé sagement de jeter l’éponge pour laisser le champ libre au Blu-ray et ramener enfin la sérénité dans le marché de la vidéo Haute Définition.

Avec un peu de recul, on peut se demander comment les grands constructeurs ont osés imposer une nouvelle guerre de standards aux consommateurs après nous avoir déjà éprouvés avec le match VHS contre Betamax, le DCC ( une K7 numérique dont personne ne se souvient) contre le Minidisc et plus récemment le duel DVD-Audio contre SACD qui devrait couter la vie à un digne successeur Haute Définition du CD. En obligeant le consommateur a faire son choix entre le HD-DVD et le Blu-ray, cette nouvelle guerre de l’inutile, caractéristique d’une société de consommation qui ne sait plus comment faire de l’argent, a surtout « réussi » à faire reculer les ventes de DVD sans pour autant faciliter l’accès à son successeurs, faisant perdre au passage beaucoup d’argents aux éditeurs. C’est d’ailleurs probablement motivé par ce triste constat que Warner a pris sa décision, conscient que la cohabitation des deux standards ne faisait que ralentir la progression des ventes de disques HD dans son ensemble.

Mais les constructeurs et les éditeurs ont sans doute perdu plus encore en favorisant l’émergence d’un troisième acteur de la Haute Définition : la VOD ( ou Vidéo à la demande) qui permet aujourd’hui aux Etats-Unis, et bientôt chez nous, de télécharger moyennant finance un film directement sur Internet, sans compter les sites de téléchargement illégaux qui proposent déjà les séries TV américaines et certains « blockbusters » en 720 ou en 1080p…gratuitement.
Evidemment, la compression qui se rattache à ce type de flux numérique ( streaming) ou de fichier DivX ne permet pas encore d’obtenir une qualité d’image et de son comparable à ce que l’on peut trouver sur un Blu-ray, mais on fait des progrès tout les jours, et ces nouveaux médias dématérialisés ont l’avantage de ne pas impliquer de dépense matériel inutile.


Le communiqué de presse reçu ce matin : vous noterez au passage la manière avec laquelle les dirigeants de la société tentent de se justifier, tout en essayant de se raccrocher aux branches pour ne pas risquer de perdre totalement la face sur le marché de la Haute Définition. N’aurait-il pas été plus sage et plus mature de se mettre autour d’une table pour discuter ensemble dès le départ, entre constructeurs, afin d’éviter ce triste gâchis d’argent et de compétence ?

19 février 2008

Toshiba annonce l’arrêt de l’activité HD DVD

L’entreprise confirme néanmoins son objectif de garder son leadership dans la mise à disposition de sources Haute Définition pour les consommateurs

Puteaux—Toshiba Corporation vient d’annoncer aujourd’hui qu’elle s’engageait dans une révision en profondeur de sa stratégie globale sur le HD DVD, et qu’elle arrêtait le développement, la fabrication et la commercialisation des lecteurs de salon et des enregistreurs HD DVD. Cette décision fait suite à des modifications majeures qui ont affecté le marché récemment. Cependant, Toshiba continuera à apporter un support total en matière d’informations produits et de service après-vente à tous les possesseurs de produits HD DVD Toshiba.
Le HD DVD a été développé pour offrir aux consommateurs à un prix abordable, l’accès à l’exceptionnelle qualité de la Haute Définition et les préparer à la convergence numérique de demain qui verra la fusion progressive des univers IT et Electronique Grand Public.
“Nous avons longuement analysé et évalué quel serait l’impact sur le long terme de la poursuite de ce qui apparaît comme une “guerre pour le format nouvelle génération” et nous sommes arrivés à la conclusion qu’une décision rapide contribuera mieux au développement du marché” a déclaré Atsutoshi Nishida, Président et CEO de Toshiba Corporation. "Tout en exprimant notre déception pour l’entreprise et encore plus particulièrement pour les consommateurs, force est de constater que le marché de masse relatif aux contenus Haute Définition reste encore inexploité et à cet égard, Toshiba est prêt et déterminé à faire usage de tous ses talents, sa technologie et sa propriété intellectuelle pour faire de la convergence numérique une réalité.”
Toshiba continuera à être à la pointe de l’innovation, sur une palette très large de technologies qui donneront au marché de masse l’accès aux contenus Haute Définition. En particulier, citons les nouvelles mémoires flash NAND à haute capacité, les disques durs de très petite taille, la nouvelle génération de processeurs (« CPU »), et toutes les nouvelles technologies afférentes au traitement de l’image, à la transmission sans fil et aux modes de cryptage. L’entreprise s’apprête à faire prochainement des annonces concernant des progrès stratégiques réalisés dans le domaine de ces technologies dites de convergence.

Toshiba va commencer à réduire ses livraisons de lecteurs de salon HD DVD à la distribution avec pour objectif un arrêt de ces activités à fin Mars 2008.

Cette décision n’affectera en rien l’engagement de Toshiba au format DVD et l’entreprise continuera à commercialiser des lecteurs et des enregistreurs DVD conventionnels. En tant que membre du DVD Forum, une organisation internationale regroupant plus de 200 sociétés et dont l’objectif est de définir les formats optimaux de disque optique pour les consommateurs et les industries concernées, Toshiba souhaite maintenir sa contribution au développement de l’industrie du DVD.
Toshiba souhaite également maintenir sa collaboration avec les sociétés qui ont contribué à construire avec Toshiba le marché du HD DVD , incluant Universal Studios, Paramount Pictures, et DreamWorks Animation et les plus importants studios européens et japonais, ainsi que les leaders de l’industrie IT, à savoir Microsoft, Intel, et HP. Dans la perspective de futures opportunités commerciales, Toshiba étudiera la possibilité de mettre en place une coopération avec ces entreprises, basée sur les nombreux actifs acquis dans le cadre du développement du HD DVD.

mercredi 16 janvier 2008

Panasonic et Pioneer au secours du plasma au CES de Las Vegas 2008

Je suis un fervent défenseur de la technologie plasma que je trouve bien plus performante que la technologie LCD dès lorsqu'il s'agit de reproduire l'image cinéma sur grand écran. Les dalles plasmas offrent en effet un bien meilleur rendu du noir et des contrastes, tout en affichant une palette de couleur plus étendue. Dans ce contexte l'émulation a parfois du bon. Devant les progrès considérables réalisés par les écrans LCD ces dernières années, Pioneer et Panasonic, les deux principaux constructeurs impliqués dans le développement des écrans plasmas, ont rivalisé d'audace et d'inventivité au dernier CES de Las Vegas pour convaincre de la supériorité technologiques de leurs produits.

Pioneer: le maître du noir

Pioneer est depuis longtemps considéré par la presse spécialisée comme le meilleur fabricant d'écrans plats au monde, et pour de bonnes raisons. Au lieu de se disperser dans le développement parallèle des deux technologies plasma et LCD, le constructeur japonais s'est concentré sur les écrans plasmas, en se basant sur son savoir faire en matière de gravure optique acquis à l'époque du Laserdisc, au point de posséder aujourd'hui une avance considérable sur ses concurrents directs.

L'une des valeurs les plus importantes à considérer au moment de l'achat d'un téléviseur ou d'un écran plat reste le rapport de contraste. Ce dernier correspond à la différence entre le blanc le plus blanc et le noir le plus noir affichable simultanément par un écran, et à toute la palette d’intensités intermédiaire entre ces deux extrêmes. Plus le rapport de contraste est important, plus l’image et les couleurs apparaissent nuancées. L’écran doit être capable de produire simultanément un noir intense et une belle palette de nuances de gris et de couleurs dans les hautes lumières pour donner toute sa définition à l’image. Dans ce domaine, les pixels d'un plasma possèdent un avantage de fait sur celles d'un LCD: alors que ces dernières s'efforcent de bloquer la lumière constamment diffusée par le rétro-éclairage placé sur les côtés de l'écran, chaque cellule d'un plasma génère individuellement la lumière dont elle a besoin. Encore faut il être capable de concevoir une dalle plasma performante, d'adresser de manière optimum le message à chaque cellule, et de filtrer les lumières parasites, une maitrise que le bureau d'étude de Pioneer à pousser plus loin qu'aucun autre constructeur concurrent.

S'il est parfois compliqué de comparer les données des fiches techniques des constructeurs, qui n'utilisent pas toujours les mêmes procédures pour mesurer le rapport de contraste de leurs écrans, nul besoin d'un œil exercé pour constater la supériorité des 20000:1 de rapport de contraste annoncé par le plasma 50 pouces de Pioneer face au 1500:1 réel ( c'est à dire natif et non pas "dynamique") des meilleurs téléviseurs LCD ! La différence, lorsque la démonstration est correctement réalisée ( ni à la FNAC ni dans les grandes surfaces) saute littéralement aux rétines et convaincra le plus fervent détracteur de la technologie plasma.

Mais à Las Vegas, Pioneer a été encore plus loin. Alors que le succès de la dernière génération ( la huitième déjà ) de téléviseur Pioneer se confirme en haut de gamme, le constructeur y présentait un prototype hallucinant de 50 pouces ( 127 cm de diagonal) affichant seulement 9 mm d'épaisseur, tout en offrant un rapport de contraste "non mesurable". Une performance dont nous ne pourrons pas profiter tout de suite en série, mais qui démontre le potentiel impressionnant que l'on est en droit d'attendre de Pioneer et de la technologie plasma dans les années à venir.




Le Pioneer PDP-LX608D: le meilleur écran plat qui me soit passé à ce jour devant les yeux.


Panasonic: Toujours plus grand !

Devant cette avance technologique insolente, difficile pour Panasonic de rivaliser sur le stricte plan des performances, même si le constructeur a déjà démontré à de nombreuse reprises son savoir faire, notamment en matière de rapport qualité / prix . C'est donc dans le domaine de la taille que le géant japonais affiche depuis quelques années sa supériorité. L'année dernière le constructeur nous avait présenté le premier plasma 103 pouces, ( 260 cm de diagonal ). Un monstre pesant pesant près de 220 kg, vendu 100000 euros à quelques riches amateurs capable de l'accueillir dans leur salon.
Cette année, Panasonic est allé encore plus loin en présentant un 150 pouces soit 3 mètres 80 de diagonal ! Reste à savoir si plus grand rime systématiquement avec meilleur... Une question qui taraude l'égo de l'espèce humaine depuis toujours.



Non, cette photo n'est pas truquée, l'écran de gauche n'est pas un 82 cm et la jeune femme à droite n'est pas une naine... Voici le 103 pouces et le 150 pouces Panasonic réunis sur la même image.